Jacques Lipchitz
Sculptures, bas-reliefs et dessins

29 juin – 3 octobre 2008


 

 

Jeune fille assise, 1912

crayon sur papier
19,4 x 13,3 cm

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jeune servante espagnole, 1915

bronze
87,6 x 22,2 x 14 cm

Sculpture, 1916

bronze
115,6 x 33,7 x 36,2 cm

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Etude pour une statut (étude cubiste), 1915

craie colorée et fusain sur papier
21,3 x 13,3 cm

Etude pour une statut (Le musicien), 1917

fusain sur papier
32,4 x 25,4 cm

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Sculpture, 1915

bronze
92,1 x 22,9 x 18,4 cm

Etude pour un relief (Clarinette, guitare et partition), 1918

fusain sur papier
30,3 x 26 cm

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Nature morte, 1918

bronze
54,6 x 69,9 x 7,6 cm

Etude pour un bas-relief (Etude pour un bas-relief vers 1923), 1922

fusain sur papier
17,9 x 23,8 cm

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Etude pour une femme assise dans un fauteuil, 1921

crayon et fusain sur papier
18 x 11,4 cm

Bas-relief III, 1918

pierre
58,4 x 33 x 8,9 cm

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Etude pour instrument de musique maquette n°2, 1923

bronze
20,3 x 17,5 x 7 cm

Figure à la guitare : maquette n°1, 1923

bronze
15,9 x 17,1 x 6 cm

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Madeleine repentante , 1921

bronze
14,9 x 15,2 x 8,3 cm

Baigneuse assise, 1923

bronze
37,5 x 21 x 15,2 cm

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Femme assise : maquette n°2, 1930

bronze
21,6 x 13 x 17,1 cm

Femme s'appuyant sur une colonne : maquette n°2, 1929

bronze
33 x 18,4 x 15,2 cm

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Etude pour Tête et chevelure, 1930

plume et lavis d'encre sur papier
40,6 x 31,8 cm

Etude pour tête et mains vers (1932-1933), 1930

encre sur papier beige
32 x 24,8 cm

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Tête : maquette n°2, 1932

bronze
22,2 x 14,6 x 14,3 cm

S'appuyant sur la tête et les mains, 1932

bronze
14 x 20 x 10,8 cm

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Femme s'appuyant sur la main, 1932

bronze
15,2 x 18,4 x 19,7 cm

Etude pour un monument vers 1936 (Etude pour La danse) , 1932

lavis d'encre sur papier
33 x 22,9 cm

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La danse, 1936

bronze
111,8 x 73,7 x 86,4 cm

Variation sur une ciselure V : marchand de fleurs, 1951-52

bronze
24,1 x 10,2 x 7 cm

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Retour de l'enfant, 1941

bronze
114,3 x 53,3 x 38,1 cm

Maquette pour l'Esprit de l'entreprise III, 1953

bronze
23,2 x 25,1 x 12,7 cm

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Etude pour l'Esprit de l'entreprise, 1953

bronze
80 x 72,4 x 32,1 cm

Etude pour Entre ciel et terre, 1958

encre et crayon sur papier
21,6 x 14,6 cm

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Entre ciel et terre II, 1958

bronze
114,9 x 40 x 32,4 cm

La belle, 1962

bronze
31,4 x 13,7 x 14,3 cm

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Le prophète, 1962

bronze
36,8 x 17,8 x 20,3 cm

Tête d'arlequin, 1963

bronze
27,3 x 33,3 x 18,7 cm

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Variation sur le thème de l'Enlèvement d'Europe, 1969-70

bronze
50,2 x 29,2 x 25,4 cm

La belle III, 1971

bronze
30,8 x 12,7 x 14 cm

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La dernière étreinte, 1970-71

crayon, pastel et crayon de couleur sur papier
76,2 x 104,1 x 50,8 cm



Jacques Lipchitz
Sculptures, bas-reliefs et dessins

29 juin – 19 septembre 2008

Horaires : du lundi au vendredi de 11h à 18h, sauf jours fériés.

Catalogue disponible à la galerie

La galerie Marlborough Monaco a l’honneur de présenter une exposition monographique de Jacques Lipchitz, indéniablement un des maîtres de la sculpture du XXe siècle. L’exposition réunit une trentaine d’œuvres, sculptures, bas-reliefs et dessins préparatifs datant de 1912 à 1971 et propose une vision rétrospective sur la création du sculpteur.
L’œuvre de Jacques Lipchitz est surtout connue pour la période cubiste qui s’étend de 1915 à 1925. Au début il y a les « compositions géométriques simplifiées », ce qu’il appelle sa période « proto-cubiste ». A partir de 1915 il réalise ses premières œuvres cubistes de maturité qui l’ont défini comme le sculpteur cubiste par excellence. L’œuvre Sculpture, 1916, présentée à l’exposition, est un exemple caractéristique de ses recherches sur le cubisme analytique et de son désir de « créer un art aussi pur que du cristal ». Lipchitz décrit la sculpture comme une femme assise sur un banc ou une pierre. La figure et la chaise sont inséparables, totalement intégrées. Si l’on regarde attentivement, on distingue la courbe de la taille et la jambe tandis que la tête et les yeux sont clairement visibles. Enfin, Il y a un jeu d’illusions optiques qui renforce l’abstraction de la pièce, caractérisée par une multiplication des plans positifs et négatifs.
En 1925 Lipchitz abandonne la syntaxe formelle du Cubisme et les œuvres qui succèdent, les « transparents », manifestent une nouvelle orientation et une autre approche de la sculpture. Il s’agit d’une « structure ouverte dans laquelle vides et solides s’équilibrent » et où le sculpteur renonce à l’aspect monolithique de l’œuvre. A la création de sa première sculpture transparente Meditation, il semble découvrir  « un concept entièrement nouveau: la sculpture en tant qu’espace, l’âme immatérielle de la sculpture plutôt que sa corporéité physique ».
Plus tard les œuvres des années 30 reflètent son intérêt pour les grands thèmes bibliques ou mythologiques, à la matière baroquisante, à travers lesquels il exprime son inquiétude face aux événements qui l’entourent. L’œuvre de Lipchitz est considérée par un grand nombre d’historiens de l’art comme une des plus autobiographiques de sa génération : les joies et les regrets de sa vie personnelle, les événements politiques, la guerre, l’Holocauste et l’histoire du peuple juif ont nourri ses créations. Ses nombreux écrits et sa longue correspondance révèlent ses préoccupations et ses sources d’inspiration.
Lorsqu’il émigre aux Etats-Unis en 1941, chassé par la guerre et les persécutions, ses premières sculptures manifestent sa joie d’avoir échappé à la cruauté de la guerre. A New York, il commence une seconde carrière où les thèmes autobiographiques, bibliques ou mythologiques reviennent, vus sous un angle plus universel. Parallèlement, Il réalise de nombreuses commandes publiques aux Etats-Unis et en Europe et travaille périodiquement sur des œuvres expérimentales de petit format. The Last Embrace, 1971 (La dernière étreinte) représente la version finale d’un thème récurrent depuis les années 20 qui est devenu l’un de ses principaux motifs. Grâce au thème de l’étreinte Lipchitz illustre un éventail d’émotions et de relations corporelles où il y a toujours une ligne ambiguë entre l’amour et l’affection, la violence et la mort. Il est un de rares artistes dont la création révèle une diversité de styles et de thèmes, animé toujours par « une insatiable curiosité et un amour passionné de la vie ».
Chaïm Jacob Lipschitz naît le 2 août 1891 à Druskininkai, en Lituanie. Il arrive à Paris en 1909 et commence ses études à l’Ecole des Beaux-arts et à l’Académie Julian. Il se lie d'amitié avec les artistes de La Ruche comme Diego Rivera, Max Jakob, Amedeo Modigliani et fait alors la connaissance des artistes cubistes Pablo Picasso, Juan Gris. Il commence à exposer en 1912 et sa première exposition personnelle a lieu à la Galerie de l’Effort Moderne (Léonce Rosenberg) en 1920. En 1941 il s’installe aux Etats-Unis où il passera le reste de sa vie, séjournant en Italie tous les étés depuis 1963. Sa collaboration avec la Marlborough Gallery débute en 1962. Jacques Lipchitz meurt le 26 mai 1973 à Capri à l’âge de 82 ans.

Contact : Elena Kotoufou, ekotoufou@marlborough-monaco.com